Sommaire :
Tout adulte fusionnel, à partir du moment où il est socialement inséré, peut se libérer de sa dépendance et de son illusion de fusion. A cela, deux conditions préalables :
1) qu’il fasse la démarche en thérapie pour lui-même et non pour satisfaire la demande d’un autre ;
2) qu’il accepte de s’engager dans un changement personnel.
Le travail thérapeutique consistera d’abord à faire un tour d’horizon des modes de dépendance de la personne : à quoi, et de qui est-elle dépendante ? De quelle manière ? A quel point ? Les réponses à ces questions (et à d’autres) émergeront en grande partie de l’exploration des quatre axes de la personnalité fusionnelle (voir Définition et questions fréquentes). Ces quatre axes sont :
Pour vous évaluer sur ces différentes dimensions, il vous est possible de vous reporter à la « liste d’exploration » (voir sous-menu Exploration). Attention : vous n’y trouverez pas un questionnaire ni un test mais une liste de pensées ou d’assertions fréquentes chez les personnes fusionnelles et dont vous pourrez estimer si elles sont proches ou éloignées de vos propres pensées.
Pour résumer la suite du travail thérapeutique, disons simplement que ce travail s’articule autour des points suivants (voir aussi, plus bas, la prise en charge de l’aidant) :
La thérapie peut donner ses premiers résultats dans les premiers jours et les premières semaines. Mais le travail de changement doit néanmoins se poursuivre au minimum six mois voire un an, parfois un peu plus. Cette durée peut paraître importante mais il n’en est rien. Tout changement durable nécessite de nombreux aménagements et surtout un véritable engagement. En fait, la durée et les effets bénéfiques de la thérapie dépendent en grande partie de l’engagement de la personne.
Dans toute situation de harcèlement fusionnel durable, les aidants – et en particulier l’aidant principal, poursuivent eux aussi une « illusion de fusion », redoute la séparation avec ce proche qu’ils tentent d’aider. Un accompagnement psychologique – plus qu’une « thérapie – peut alors être indiqué. Plusieurs types d’approches sont envisageables.
En thérapie existentielle, En plus de l’analyse précise de la situation de harcèlement et des modes de dépendance à autrui, le travail de l’aidant portera schématiquement sur trois points principaux (les citations sont extraites de « Le harcèlement fusionnel », E. Séméria, Albin Michel 2018) :
« Tu es entièrement responsable de moi »
« J’ai tous les droits, tu as tous les devoirs »
Les autres thérapies. A côté de la thérapie existentielle, il existe d’autres thérapies indiquées dans la prise en charge des personnes en situation de harcèlement fusionnel. En particulier :
Voir : https://fr.wikipedia.org/wiki/
Tout aidant pourra également rechercher un soutien auprès des associations d’aidants, comme par exemple l’Association Française des Aidants.
Voir : http://www.aidants.fr/
Illustration : Le Baiser, Gustav Klimt (détail)
Eudes Séméria psychologue
3, rue d'Alleray
75015
Paris 15
Du Lundi au Vendredi de 8h30 à 19h30
Le Samedi de 8h30 à 13h
"Des racines et des ailes"
J'ai été accompagné par Eudes Séméria pendant plus de 2 ans. Sans jamais rien imposer, je me suis sentie toujours libre de fixer les dates des prochaines séances, et assez vite j'ai pu fixer des séances à des fréquences mensuelles. J'ai toujours beaucoup travaillé entre les séances, faut pas rêver non plus. Eudes m'a toujours soutenu (sans relâche), toujours bousculé ( il a le don de poser "les questions qui tuent" au "juste moment"). il a fallu passer les étapes , elles ont été nombreuses et certaines difficiles. Une thérapie qui m'a fournit des racines (j'ai revisité mon histoire familiale) et des ailes (pour partir). Eudes est un psychologue délicat et exigeant dans son accompagnement. Encore un très grand merci pour votre soutien indéfectible.